L'indicateur de taux de rendement global (TRG) peut fournir aux gestionnaires et superviseurs d'usine une information précieuse pour appuyer leurs décisions opérationnelles. Utiliser le TRG efficacement, toutefois, suppose de bien comprendre ses forces et ses limites.
Le TRG se calcule à partir de données réelles de ligne de production dans trois grands volets : disponibilité, performance et qualité. Les valeurs ou scores de chaque volet sont multipliés pour obtenir la valeur du TRG sur la période étudiée. La valeur résultante donne aux gestionnaires une excellente mesure de l'efficacité globale du procédé.
La valeur de tout outil, y compris le TRG, dépend à la fois de la qualité des données recueillies et de la façon dont elles sont manipulées pour arriver au résultat final. Lorsque des erreurs se glissent dans les méthodes de collecte ou dans les méthodes de calcul du TRG, l'indicateur perd une grande partie de son utilité. Voici sept erreurs que tout gestionnaire devrait éviter en utilisant ou en calculant le TRG.
1. Ne pas analyser les composantes du TRG
Le TRG est une jauge importante de l'efficacité d'un procédé donné. Toutefois, les scores sous-jacents servant à le calculer (disponibilité, performance et qualité) sont tout aussi importants pour évaluer les conditions d'opération. Par exemple, un score de disponibilité élevé peut masquer un score de qualité plus bas que souhaité, même si la valeur calculée du TRG semble satisfaisante.
Autrement dit, le procédé peut tourner, mais la qualité des pièces peut ne pas être au niveau désiré. En analysant toutes les composantes du TRG, un gestionnaire peut détecter la détérioration sous-jacente d'un élément en particulier et ajuster le procédé. Les gestionnaires devraient examiner les scores des composantes pour s'assurer que tous les éléments du procédé se soutiennent mutuellement.
2. Comparer des opérations, procédés ou équipements dissemblables
Les valeurs de TRG pour différents procédés peuvent varier selon les éléments qui les composent. Pour cette raison, il n'est pas utile de comparer la valeur de TRG d'une ligne qui n'a qu'un changement de format par jour à une ligne qui en a quatre ou cinq. Dans ce cas, les valeurs de TRG seront sensiblement différentes. Le TRG fonctionne mieux lorsqu'il est utilisé pour des équipements, procédés ou lignes pris individuellement.
3. Ne pas inclure tous les employés dans l'amélioration des procédés
Les employés de ligne représentent une ressource de première ligne précieuse pour améliorer les procédés. Inclure tous les employés de ligne dans les projets d'amélioration favorise l'acceptation des changements nécessaires. De plus, lorsqu'ils sont inclus, les employés ont tendance à se sentir plus :
- Responsables de leur travail
- Motivés
- Confiants dans les procédés
- Prêts à proposer des idées et suggestions
4. Utiliser des méthodes manuelles de collecte de données
Les méthodes manuelles produisent généralement à la fois des données insuffisantes et des résultats de piètre qualité. Les employés chargés de recueillir manuellement les données opérationnelles peuvent rater des lectures, négliger des changements essentiels ou « arranger » les chiffres. Il est aussi peu probable qu'un système manuel puisse générer suffisamment de données pour produire des résultats satisfaisants. De plus, le long délai requis pour recueillir, calculer et diffuser les rapports de TRG peut en réduire grandement l'utilité.
5. Utiliser la vitesse planifiée ou moyenne plutôt que la vitesse nominale dans le calcul du TRG
La vitesse de fonctionnement de l'équipement est l'un des facteurs du calcul du TRG. Dans certains cas, les gestionnaires choisissent d'utiliser la vitesse planifiée ou la vitesse moyenne plutôt que la vitesse nominale (plaque signalétique) pour ce calcul. Utiliser une vitesse planifiée plus basse peut augmenter le score TRG, mais cela masque les occasions d'amélioration. Le chiffre à utiliser est la vitesse nominale de l'équipement, telle que définie par le fabricant d'origine.
6. Inclure les pièces à reprendre dans le décompte des « bonnes » pièces
Une pratique courante avec le TRG pour déterminer la qualité est de mesurer la qualité des pièces sortant de la ligne au premier passage. Ainsi, dans le calcul du score qualité utilisé pour le TRG, toute pièce qui doit être reprise ne devrait pas être comptée. Inclure ces pièces masque le fait qu'il existe des occasions d'améliorer la qualité dès le premier passage.
7. Ne pas recueillir des données sources exactes et en vérifier l'exactitude
L'élaboration de valeurs TRG utiles dépend de la collecte de données exactes et opportunes. Si vous voulez mettre en place un programme d'amélioration à partir des résultats du TRG, les données utilisées dans les calculs doivent être exactes, opportunes, appropriées et en volume suffisant. Les systèmes manuels de collecte échouent à la plupart de ces exigences.
Aujourd'hui, des dispositifs de collecte comme les capteurs TileConnect de Worximity se fixent facilement aux équipements, recueillent les bonnes données et les transmettent au logiciel d'analytique Smart Factory de Worximity. Ce logiciel (l'outil de surveillance du TRG de Worximity) calcule ensuite l'information de performance en temps réel et affiche les résultats sur des tableaux de bord (TileBoards) répartis dans l'usine. Implanter ce système de pointe aide les entreprises à générer une information TRG valide, fiable et actionnable, et à éviter bon nombre des erreurs ci-dessus.
Le taux de rendement global peut être un outil puissant pour mesurer l'efficacité d'un procédé ou d'un équipement. Suivre à la fois le TRG et ses composantes peut aider à identifier des occasions d'amélioration. Au fil du temps, les changements mis en œuvre peuvent aider les usines à augmenter leur débit, à réduire leurs coûts et à améliorer la qualité. Worximity fournit l'équipement et le savoir-faire pour aider tout transformateur à développer et mettre en place un programme TRG efficace.











